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MONIQUE SEKA, ARTISTE-MUSICIENNE IVOIRIENNE: « Nous allons célébrer mes 40 ans de carrière au Burkina »

Artiste-musicienne ivoirienne née à Abidjan, Monique Seka est surnommée la reine de l’afro-zouk. Cette sublime voix aux yeux revolvers, a fait le tour du monde avec sa musique qui est une fusion du zouk et des sonorités traditionnelles africaines. Fille du célèbre chanteur Okoï Seka des années 70, elle a été initiée par son géniteur dès la tendre enfance.

C’est au sein de l’orchestre de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), qu’elle fit ses premiers pas en tant que choriste avant d’entamer une carrière solo. Son tout-premier album, « Tantie Affoué », sorti en 1985, la positionne sous les feux des projecteurs, et c’est déjà le début d’un parcours auréolé de succès, et le titre « Missouwa » sorti en 1989, acquiert une renommée internationale. Avec plus d’une dizaine de productions discographiques dont « Okaman » « Adeba » ou « Yelélé », Monique Seka a bercé, avec maestria, une génération de mélomanes.

Présente à Ouagadougou à l’occasion de la fête de la Saint-Valentin, nous l’avons reçue pour vous à travers cette interview exclusive.

L’artiste nous parle de la célébration, au Burkina, de ses 40 ans de musique pour bientôt, de son quotidien en France où elle réside, d’un album à venir et aborde sans détour, d’autres sujets croustillants. Lisez plutôt !

Evasion : comment allez-vous ?

 

Monique Seka : je vais très bien et je suis contente d’être au Burkina Faso.

 

Depuis le début de votre carrière avec « Missouwa », vous chantez beaucoup l’amour. Que représente l’amour vous ?

 

Pour moi, l’amour c’est tout. Que ce soit en couple ou pas, il faut avoir l’amour quelque part pour les autres, pour ses semblables, car c’est très important. Je dirais que l’amour c’est quelque chose de grand pour moi.

 

Etant considérée comme la reine de l’afro-zouk, êtes-vous satisfaite de votre parcours musical ?

 

Oh, je ne me plains pas du tout. Nous sommes en Afrique, nous sommes dans le monde et je pense que j’ai fait ma part. Aujourd’hui, les jeunes qui arrivent sont en train de faire leur partition aussi. Moi, quelque part, je les encourage.

 

Peut-on dire que le zouk est en perte de vitesse ?

 

Le zouk n’est jamais en baisse, la preuve, tous les jeunes qui sortent aujourd’hui, entrent dans le zouk. Les gens croient que le zouk est en baisse, mais c’est faux. C’est une musique qui se danse à deux, entre l’homme et la femme. Pour cela, cette musique ne peut pas disparaitre.

 

Quels sont les grands souvenirs qui ont marqué votre carrière à travers tous ces voyages dans les quatre coins du monde ?

 

Il y a tellement de souvenirs que je ne saurais quoi vous dire. A chaque fois, quand j’arrive, je suis avec tout le monde et tout ce monde est aussi autour de moi.

 

Avez-vous mis une pause en ce qui concerne les sorties discographiques ?

 

En ce qui concerne mes sorties d’albums, je n’ai pas mis de pause. Moi je pense que ce que je suis en train de faire, c’est un peu me reposer et reprendre tranquillement.

 

Quel est votre quotidien du côté de la France ?

 

(Elle éclate de rire) … Je suis une femme casanière. Je suis beaucoup plus à la maison, je m’occupe de ma famille. Néanmoins à part la musique, je repars aux sources, je m’occupe de la terre.

 

Voulez-vous dire qu’à part la musique, vous êtes dans l’agro-business ?

 

(Elle éclate de rire) … Ne me faites pas dire des choses. Je suis dans la culture de l’hévéas. Je fais aussi tout ce qui est de produits vivriers.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

 

Pourquoi pas ? Si l’enfant veut faire ce que je suis en train de faire, je le laisse faire sa musique et vivre sa passion. Il faut savoir que dans la vie, il faut toucher à tout.

 

Y’a-t-il un album à venir ?

 

Oui, je suis en train de voir comment préparer mes quarante ans de carrière et à cette occasion, il n’est pas exclu la sortie d’un album.

 

Et à quand la célébration de ces 40 ans de carrière ?

 

On va discuter, comme il y a beaucoup de promoteurs qui sont intéressés par le projet, il faut bien choisir. Comme il y a le contact que nous avons établi avec vous, donc vous serez informés au moment opportun pour en dire davantage au public.

 

Le Burkina Faso va-t-il bénéficier de cette célébration ?

 

Oui, bien sûr, nous allons célébrer mes 40 ans de carrière ici au Burkina Faso. Nous allons faire le tour de l’Afrique. Par exemple, il y aura le Cameroun, le Bénin, le Togo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et bien d’autres pays qui m’attendent depuis des années.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

 

Je donne toujours le meilleur de moi-même chaque fois que je suis ici au Burkina Faso. Donc, on se retrouvera très bientôt pour une grande fête, et j’invite mes fans à sortir nombreux pour l’occasion. Je ne saurais terminer sans dire merci au journal Evasion pour l’approche et à bientôt.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

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