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BABOU DE BEZOU, ARTISTE MUSICIEN (EX MEMBRE DU GROUPE BEZOU) :« On a eu l’impression que tout se faisait pour dissuader les membres du groupe de continuer le projet »

Transfuge du célèbre groupe musical Bezou désormais disloqué, Babou entame une carrière solo. Riche en expériences et maîtrisant parfaitement le milieu du show-biz africain, il met ces atouts de son côté pour réussir avec brio cette nouvelle aventure.

A travers cette interview exclusive qu’il a bien voulu nous accorder, l’artiste nous parle des raisons qui ont mis fin au groupe, en affirmant qu’ils ont eu l’impression que tout se faisait pour les dissuader de continuer le projet. Il dévoile également son plan de carrière, revient sur son nouveau single « Hymne de la victoire » ainsi que sur son prochain single « Peuple vainqueur » en feat avec Frère Malkhom qui sortira en mai prochain, aborde sans détour d’autres sujets croustillants et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt.

Evasion : comment allez-vous ?

 

Babou De Bezou : je vais très bien.

 

L’actualité récente est l’annonce officielle de la dislocation du célèbre groupe Bezou, quelle est la raison réelle d’une telle décision ?

 

Cette décision a été officielle tout récemment, sinon elle était constatée depuis un bon moment. Depuis 2012, on ne sentait plus le groupe sur l’échiquier musical et on a tout fait pour exister de notre manière. On a eu l’impression que tout se faisait pour dissuader les membres du groupe, de continuer le projet. Cela a poussé certains membres à revoir tout dans leur vie. Il y a plusieurs facteurs qui ont suscité cette séparation.

 

Bezou, c’était trois membres, quelle sera la suite pour tout un chacun ?

 

Chacun est sur sa voie. Moi je suis ici au Burkina Faso et je vis de ce que j’aime, la musique.

 

N’y a-t-il pas une possibilité de sauver une telle décision ?

 

Moi, personnellement je n’ai ni le courage ni la force pour ça. Nous n’avons aucun problème entre nous les membres du groupe, nous nous rencontrons souvent mais ne parlons pratiquement pas de musique.

 

Comment vous sentez-vous personnellement après cette situation ?

 

Très libre et sans pression.

 

« Hymne de la victoire » est votre nouveau single en carrière solo, quels seront vos grands projets avec cette chanson ?

 

En effet, c’est la dernière sortie discographique en date et d’ici le mois de mai, je vais lancer « Peuple vainqueur » qui est une reprise du titre « Burkina » en feat avec Frère Malkhom. Il y aura une tournée dans les points chauds de Ouagadougou et à l’intérieur du pays pour la promotion de « Hymne de la victoire ». Des concerts en live sont en cours dans certaines villes du Burkina et de la sous-région pour mettre en exergue l’artiste Babou De Bezou.

 

Qu’avez-vous à dire aux millions de fans du groupe Bezou ?

 

L’aventure s’est arrêtée avec le groupe et chacun a choisi son chemin.

 

Peut-on s’attendre à la sortie d’un album ?

 

Oui, bien sûr. Ces singles que je partage avec vous, aboutiront surement à la sortie d’un album, mais je ne saurais vous donner une date précise, vous serez informé au moment opportun.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

Oui, je vis de mon art. Je ne fais que de la musique qui me crée d’autres opportunités d’affaires. La musique est mon activité principale et c’est elle qui me permet de joindre les deux bouts, payer la scolarité de mes enfants, etc.

 

Bezou a été un groupe célèbre, pensez-vous pouvoir relever le défi en carrière solo ?

 

Je ne suis pas en défi avec le groupe Bezou. Seul, je ne suis pas Bezou. C’est comme si vous demandiez à Smarty ou Frère Malkhom ou encore Soum Bill, s’ils peuvent relever le défi après avoir quitté leur groupe. Ce n’est pas une tragédie de laisser son groupe pour se frayer son chemin. Les exemples sont légion, je peux vous citer plusieurs artistes qui ont laissé leur groupe pour se frayer un chemin en solo parce qu’ils voulaient vivre une autre expérience ou peut-être que les objectifs au sein desdits groupes avaient changé. Vous savez, même si vous aimez votre partenaire (femme ou homme), vous n’accepterez jamais de la suivre dans la tombe.

 

Qu’avez-vous à dire à nos lecteurs ?

 

Merci au journal « Le Pays ». Merci au peuple burkinabè pour sa résilience. Je voudrais les exhorter à soutenir les artistes burkinabè, à aller aux concerts, à partager leurs œuvres et à streamer.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

 

(Il éclate de rire) … C’est le plus beau métier du monde, mais le plus dur à exercer. Je pense que je l’encouragerai. Je lui apporterai tout le soutien dont il a besoin et lui ouvrirai des portes.

 

Peut-on savoir votre situation matrimoniale ?

 

Je suis marié et père de 5 enfants. Je les adore et leur dit merci par rapport à mon métier qui m’amène à beaucoup voyager.

 

Quel est votre mot de la fin ?

 

Merci à tous et à toutes. Croyons toujours en nous. Que Dieu bénisse tous nos projets et le Burkina Faso.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

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