En marge de la célébration de la Journée des coutumes et traditions, le trésor vivant, le célèbre artiste traditionnel, Zoug-Nanzaguemda, à l’état civil Issaka Ouédraogo, a organisé un panel avec pour thème : « A la découverte de nos traditions : Le rôle de la tradition dans notre société et la valorisation des valeurs ancestrales ». Placé sous le patronage du ministre en charge de la culture, Gilbert Ouédraogo, le panel s’est déroulé le 14 mai 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso est un pays riche de par sa culture et sa tradition. Ainsi chaque 15 mai, le pays célèbre la Journée des coutumes et traditions. Une opportunité pour le trésor vivant, Zoug-Nanzaguemda, à l’état civil Issaka Ouédraogo d’animer un panel la veille de cet important rendez-vous. Dans son exposé, le traditionnaliste a en effet mis en exergue, le rôle de la tradition dans la société burkinabè et les valeurs ancestrales. Et c’est avec un brin de déception, qu’il a reconnu la perte des valeurs au sein de nos sociétés. Une situation qui, si on s’en tient à ses affirmations, est palpable dans la cellule familiale, avec les tensions qui y règnent. Inquiet donc, il estime qu’il y a urgence que l’on revienne aux fondamentaux de nos sociétés.
L’opportunité pour le trésor humain vivant, de rendre hommage aux autorités pour l’institution du 15 mai, comme Journée des coutumes et traditions. « Un soutien majeur à la valorisation de la culture et de la tradition au Burkina Faso », s’est-il satisfait. De même, pense-t-il, elles pourront faire davantage en intégrant dans les programmes scolaires, l’histoire des grands hommes qui ont bâti le Burkina Faso, à travers des actes nobles qu’ils ont posés de leur vivant. Dans son adresse au public qui s’est mobilisé pour l’occasion, Issaka Ouédraogo a insisté sur la nécessité d’intégrer dans l’éducation de la relève, les valeurs liées au respect des aînés, à la considération de la vie humaine, à la paix, à la solidarité. Saisissant donc l’occasion, il a invité la jeunesse à intégrer les valeurs de patience, d’ardeur au travail et d’honnêteté, dans ses habitudes.
Faut-il le rappeler, le panel était placé sous le patronage du ministre en charge de la culture, Gilbert Ouédraogo, représenté par la Directrice régionale en charge de la culture dans la région du Kadiogo, Octavie Ouédraogo. Au nom donc du ministre, elle a salué l’initiative du panel, avant de confirmer que les autorités reconnaissent l’engagement de l’artiste dans la promotion de la culture burkinabè. « Il est le socle sur lequel ont été bâties de nombreuses chansons traditionnelles ». Et de poursuivre : «Il contribue à la transmission aux générations futures, des valeurs culturelles qui caractérisent la société burkinabè ». Fort de cela, la Directrice régionale a invité la jeunesse à profiter de ses connaissances pendant qu’il est toujours disponible.
Edoé MENSAH-DOMKPIN
