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SIMON KOLOGO, ARTISTE GOSPEL: « Je chante pour le Burkina, les FDS et l’évangélisation »

Artiste masculin gospel ayant remporté le plus grand nombre de trophées au Kundé (trois trophées), Simon Kologo a été révélé au grand public en 2005 grâce à sa première œuvre discographique « Bolba bolé ». Suivront ensuite d’autres albums à succès comme « Dunia Venem » qui le propulsent sur la scène internationale. Originaire de la province du Ganzourgou, plus précisément de la localité de Nedogo, l’artiste a mis en place son propre studio d’enregistrement baptisé KS Production. Après un break sur les scènes, l’artiste annonce son grand retour avec un nouvel album qui sort des sentiers battus.

A travers cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, il nous parle de son nouvel opus, de son quotidien, jette un regard critique sur l’état de santé du gospel au Burkina Faso et aborde sans détour d’autres sujets. Lisez plutôt.

 

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Simon Kologo : Je vais très bien.

 

L’on ne vous retrouve plus fréquemment sur les scènes alors que vous avez été sous les feux des projecteurs au plan national et international pendant des années. Que se passe-t-il exactement ?

Je suis-là, je travaille dans l’ombre actuellement. J’ai mis en place mon propre studio d’enregistrement, j’y travaille, j’arrange les albums d’autres artistes et cela me prend énormément du temps.

 

N’est-ce pas une erreur de parcours pour un artiste de travailler dans l’ombre ?

 

Loin s’en faut, ce n’est pas une erreur de parcours, j’ai juste ajouté une seconde corde à mon arc. Ce studio que j’ai mis en place est aussi une autre activité en plus dans ma carrière.

 

Le métier d’arrangeur ne va-t-il pas phagocyter votre carrière de chanteur ?

 

Je reconnais que cela joue un peu sur ma carrière de chanteur mais je suis en train de mettre une équipe en place avec des ingénieurs de son et des arrangeurs afin de me permettre de souffler un peu et de rebondir pour donner une bouffée d’oxygène à ma carrière musicale.

 

Peut-on savoir exactement à quand votre retour sur la scène avec un nouvel album ?

 

Beaucoup d’acteurs culturels et mes fans me posent également cette même question. La sortie d’un album nécessite un certain nombre de moyens financiers. Quand un artiste est aussi très bien connu du grand public, il lui faut également du temps pour réaliser un album de qualité.

 

Avez-vous une date de sortie du nouvel album ?

J’ai déjà bouclé la phase d’enregistrement. Le plus gros du travail a déjà été fait et comme je parlais tantôt de mobilisation de ressources financières, tout va dépendre de l’évolution des démarches. Mais je rassure que je serai là entre fin 2024 et début 2025.

 

Quelle sera la particularité de ce nouvel opus ?

 

Ce sera du Kologo Simon que le public connait déjà, il y aura également beaucoup de surprises au niveau des rythmiques inédites et des collaborations avec d’autres vedettes.  Donc ce sera un album très varié tant au niveau des thèmes que de la musicalité. Je rendrai toujours grâce à Dieu, je chante pour le Burkina Faso, les FDS et l’évangélisation.

 

Etes-vous ouvert à tout éventuel contrat de production avec d’autres structures ?

 

Bien sûr que je suis ouvert aux propositions de contrats de production.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

 

Je leur dis merci pour leurs soutiens multiformes depuis le début de ma carrière. Je leur promets un grand retour.

 

Quelle est la différence entre un chantre et un artiste gospel ?

 

Récemment la question a suscité la polémique sur les réseaux sociaux suite à une de mes publications. Le chantre se consacre à l’église pour conduire les chants d’adoration et de louange alors que l’artiste gospel est celui-là qui injecte de l’argent afin de produire des albums et se faire connaître au niveau national et international. Dans le milieu chrétien, beaucoup de personnes ne maîtrisent pas cette différence.  Ce qui fait que lorsque l’artiste gospel demande du soutien financier, il est mal compris.

 

Dans quel registre vous vous définissez ?

 

Je suis un artiste gospel.

 

Quel est votre regard sur l’état de santé du gospel au Burkina ?

 

Le gospel se porte bien au Burkina et si les chrétiens veulent que cette musique se porte encore mieux, il faut qu’ils l’accompagnent financièrement.

 

Peut-on savoir votre quotidien ?

 

Mon quotidien c’est chanter à la gloire de Dieu et je passe beaucoup de temps dans mon studio. C’est le studio KS Production où j’arrange tout style de musique. J’ai misé plus de dix millions dans la mise en place de mon studio.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

Oui, je vis de mon art.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

 

(Il éclate de rire) … Pour l’instant, je les laisse se concentrer sur les études et après les diplômes, ils pourront faire leur choix.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

 

Je souhaite la paix au Faso. Que Dieu protège notre pays. Merci à Evasion pour cette approche afin de savoir davantage sur mon actualité.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

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