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ARUN, ARTISTE-MUSICIEN: « La musique est un milieu plein de pièges »

« Garde espoir », un titre culte qui a été repris en chœur par les mélomanes burkinabè et de la sous-région en 2011, tiré de son premier album. Trois ans après ce succès, pendant que ses fans l’attendaient, Arun s’envole pour les USA. Au pays de l’oncle Sam, il réalise un single et côtoie des scènes avec des artistes d’autres continents. Muni d’une certaine expérience, il est de retour au bercail depuis le 7 mai dernier pour la sortie d’un nouvel album pour la reconquête de son public.

Nous l’avons rencontré à sa descente d’avion pour vous. A travers cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, la voix d’or de Yako revient sur cette décision de l’aventure américaine, s’adresse à ses fans, parle de ses projets, de son quotidien, de son nouvel opus, jette un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè, aborde sans détour d’autres sujets et lève le voile sur sa situation matrimoniale.

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Arun : je vais bien.

 

Pourquoi aller s’installer aux USA au moment où votre carrière était en pleine ascension ?

 

Je dirai que c’est une décision prise sans vraiment beaucoup penser à cela. Je me dis tout simplement que c’est le destin.

 

Pensez-vous avoir fait le bon choix ?

 

Je ne pense pas vraiment mais j’essaie de prendre le côté positif des choses.

 

Quel bilan faites-vous de votre carrière ?

 

Je dirai que le bilan de ma carrière est assez neutre vu que je n’ai pas sorti d’autres albums après mon départ pour les USA. Mais il y a la somme d’une certaine expérience acquise en côtoyant des artistes d’autres continents, cela me donne une vision de la musique.

 

De retour au bercail pour la sortie d’un nouvel album, quelle va être la particularité de cette œuvre ?

 

Je dirai que l’œuvre va tendre vers le précédent album, toujours dans l’optique d’encourager, faire plaisir à ceux qui aiment ma voix, mes chansons. Au-delà de tout ça, je réserve de belles surprises au niveau des mélodies.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

 

Merci beaucoup à tous ceux qui n’ont cessé de me réclamer et à ceux qui ne l’ont pas fait mais qui espèrent me revoir sur la scène. Je leur dis à haute voix que je suis là.

 

Le fait d’être hors du pays, comment comptez-vous véritablement reconquérir le public ?

 

Je compte sur l’appui de tous les acteurs culturels. Moi, je sais juste chanter, le reste je le mets dans la main de Dieu et des acteurs du show-biz.

 

Quelle appréciation faites-vous de l’évolution de la musique burkinabè ?

 

La musique burkinabè a pris un envol incommensurable même si on a toujours du mal à atteindre l’international. Et je suis sûr que ce n’est qu’une question de temps.

 

Peut-on savoir vos projets ?

 

C’est la sortie du nouvel album dans quelques jours, mener une bonne promotion et espérer me faire une place et un nom dans l’arène de la musique de chez moi.

 

Quel est votre quotidien ?

 

Mon quotidien est ponctué par la prière, le travail, le sport, la musique et beaucoup de stress. (Il éclate de rire).

 

Quelle est votre situation matrimoniale ?

 

Je suis marié sans enfant.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

Je dirai plus ou moins.

 

Que pensez-vous de la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso ?

 

Je suis très optimiste que mon pays retrouvera sa paix d’antan et que les situations tant politique qu’économique seront beaucoup meilleures.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

 

Ma réaction sera normale mais je ne l’encouragerai pas vers ce chemin car il est difficile et il faut beaucoup de discipline pour ne pas dérouter. C’est un milieu plein de pièges.

 

Quel est votre mot de la fin ?

 

Merci à Evasion, à vous et toute votre équipe. Je confirme que l’album sortira très bientôt et j’espère pouvoir compter sur tout un chacun pour le porter haut.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

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