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FLEUR, ARTISTE MUSICIENNE: « J’ai écrit ‘’Vive les mariés ! ‘’ dans le salon de mes parents »

Révélée par Faso Academy en 2010 et Airtel Trace Music Star en 2015 au Kenya, Fleur s’est aussitôt imposée sur la scène musicale africaine avec sa toute première œuvre discographique ayant pour titre « Premier pas ». Elle participe à plusieurs projets artistiques comme « Nos voix pour la paix » auprès d’Alif Naaba et de bien d’autres sommités, et réalise des chansons à succès comme « Sougri », « Posément », « Bi neeré » ou « N’nonga ». C’est une décennie de carrière professionnelle bien remplie.

En attendant la sortie de son prochain album, l’artiste s’est confiée à nous à travers cette interview exclusive. Elle nous parle de ses débuts dans le mannequinat, de son quotidien, nous fait vivre quelques souvenirs en révélant qu’elle a écrit ’Vive les mariés  ! ‘’ dans le salon de mes parents. Elle jette également un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè, donne un aperçu sur le prochain album, aborde sans détour d’autres sujets croustillants et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt !

 

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Fleur : Je vais bien et j’espère autant chez vous et ceux qui me lisent en ce moment.

 

Quels souvenirs gardez-vous de vos premiers pas dans le mannequinat ?

 

Le mannequinat a laissé en moi des séquelles très intéressantes. J’ai à peine débuté, je n’ai pas pu y établir une longue carrière, mais le peu de souvenirs que j’ai sont agréables.

 

Pourquoi avoir basculé dans la musique ?

 

J’ai basculé dans la musique parce que j’avais la fibre musicale en moi. J’adorais chanter et je m’essayais déjà aux chansons à l’école auprès de mes camarades. Ils disaient à cette époque qu’ils me voyaient exercer la musique comme métier dans un futur proche.

 

Après Faso Academy en 2010 et Airtel Trace Music Star en 2015 au Kenya, que représentent ces victoires pour vous ?

 

Ces victoires, que ce soit à Faso Academy où j’ai été demi-finaliste ou à Airtel Trace Music Star où j’ai été la lauréate du Burkina Faso, m’ont apporté beaucoup en termes d’expériences, de beaux souvenirs, de connaissances, de carnet d’adresses et ont tracé les chemins qui m’ont guidée jusqu’aujourd’hui.

 

Après « Premier pas » qui est votre premier album en 2016, vous réalisez « Vive les mariés ! » qui est un véritable succès. Quelle est la petite histoire de cette chanson ?

 

L’histoire derrière « Vive les mariés, » est que je l’ai écrite dans le salon de mes parents, vu que j’habitais en famille à l’époque et que j’étais encore lycéenne. Alors, quand j’ai gagné la compétition, cette chanson a fait partie de celles que j’ai dû sélectionner dans mes brouillons de griffonnage de musique et chansons, afin de produire mon premier album. Cette chanson, pour de vrai, je ne savais pas qu’elle allait se démarquer autant en termes de succès et d’appréciation sur la durée. Disons qu’elle m’a agréablement surprise.

 

D’autres productions comme « Sougri », « Posément » « Bi neeré » ou « N’nonga » sont également des succès, quel est votre secret ?

 

(Eclat de rire) … Je n’ai pas de secret, je mets sur papier simplement ce que mon cœur a envie d’exprimer en termes de mots sur le vécu des gens et sur mes observations quotidiennes dans la vie.

 

A quand le prochain album et quelle va être sa particularité ?

 

Le prochain album, j’ai hâte autant que vous et ça sera une belle surprise. Croyez-moi, la particularité est que dans cet album, vous allez ressentir une dizaine d’années de maturité en texte, en inspiration, en expérience et même dans la fibre musicale.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

Pour l’instant, je vis pleinement depuis cette dizaine d’années, de mon art. J’ai essayé d’autres business qui n’ont pas forcément marché parce que je n’y étais pas présente physiquement, et la deuxième raison est que la musique est capricieuse et jalouse. Elle ne permet pas qu’on se détache d’elle quelques mois.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

 

A tous mes fans, je demande de rester positifs, résilients, patients, travailleurs et spirituels. Encore merci à eux pour leurs soutiens multiformes depuis le début de ma carrière jusqu’aujourd’hui.

 

Peut-on savoir votre quotidien ?

 

Actuellement, mon quotidien tourne autour de ma princesse qui a à peine trois mois de vie. Donc, je profite pleinement de ce qu’on peut appeler congé de maternité. Alors, mon retour sur la scène sera probablement dans deux ou trois mois.

 

Quel est votre regard sur l’évolution de la musique burkinabè ?

 

Elle évolue à la vitesse qu’elle peut assumer. Elle subit une mutation vu l’impact des réseaux sociaux et les musiques étrangères qui infiltrent nos oreilles au quotidien sur notre sol burkinabè. Alors, elle reste forte et tient debout comme elle le peut dans l’écosystème musical africain.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?   

 

Si l’un de mes enfants décidait d’être chanteur, je l’accompagnerais, je lui étalerais mon vécu, mes expériences, mes chutes et tout le savoir que j’ai accumulé afin qu’il soit mieux armé et mieux préparé. Qu’on le veuille ou pas, ce n’est pas si évident de s’en sortir sans avoir de mentor.

 

Peut-on savoir votre situation matrimoniale ?

 

(Eclat de rire) … Je suis gentiment mariée à la musique et dans la vraie vie. Mes deux époux cohabitent et coexistent en parfaite harmonie.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

 

Merci pour le micro que vous me tendez en ce moment. Merci de m’écouter et de soutenir la culture burkinabè comme vous le pouvez. A mes fans, aimez-vous, estimez-vous. Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

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