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BETHSALEEL, ARTISTE GOSPEL « La génération présente va faire briller la musique burkinabè sur le toit du monde »

Bethasaleel, à l’état civil Sibiri Serge Eric Sawadogo, est natif du Kadiogo dans le centre du Burkina Faso. Artiste gospel considéré comme la nouvelle figure emblématique de ce registre musical au pays des Hommes intègres, il est ingénieur en Génie civil de formation et un passionné de la musique depuis la tendre enfance.

Transfuge de la formation « Les Porteurs d’Espoir », il est aujourd’hui le coordonnateur de la fondation Shofar’s Music et auteur d’un premier album de douze titres baptisé « Un excellent Père ». A travers cette interview exclusive qu’il a bien voulu nous accorder, l’artiste nous parle de son parcours, dresse le bilan de ses dix ans de carrière, de ses concerts des 12 et 19 mai prochains à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, de son nouvel opus « Nouvelle dimension » qui vient de sortir, jette un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè, aborde sans détour d’autres sujets et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt.

Evasion : Comment allez-vous ?

Bethsaleel : Je vais bien par la grâce de Dieu.

 

D’où vient cette passion pour la musique ?

J’ai ressenti la passion pour la musique depuis tout petit. Je me rappelle que quand je voyais une personne tenir une guitare, il fallait forcement que je la touche. Je pleurais souvent pour qu’on me laisse juste toucher cette guitare. Je pense que cette passion vient de Dieu et du destin de ma mission.

 

Et pourquoi le choix du gospel ?

J’ai été bercé par le gospel pendant toute mon enfance. Et pour moi, ce n’est pas un choix, c’est une mission.

 

Quel bilan faites-vous de votre parcours ?

Cela fait déjà dix ans que mon premier album est sorti. Le bilan est positif parce que j’ai beaucoup appris, j’ai beaucoup grandi musicalement, j’ai beaucoup osé et j’ai remporté des batailles. Pour moi, les dix ans étaient une école de formation pour me permettre d’accéder à une nouvelle dimension.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

Je ne les appelle pas des fans mais plutôt des officiers de l’Eternel parce qu’une personne qui aime ma musique est certainement quelqu’un qui aime Dieu. Je leur dis que les choses ne font que commencer et ce qui arrive sera beaucoup plus grand que ce qui est passé.

 

Quelle est la particularité de votre nouvel opus « Nouvelle dimension » qui vient de sortir ?

La particularité est que ce sont des chansons de mes entrailles, ça vient du plus profond de mon cœur. J’y ai mis tout mon cœur et toutes mes forces. Aussi, j’ai travaillé avec des personnes pétries de talent et cela se voit dans la qualité de l’œuvre. Elle a une dimension internationale.

 

Et pourquoi le choix de différents arrangeurs d’autres pays sur cet album ?

Mes collaborations sont nées tout naturellement après des rencontres lors de mes voyages. Très vite, nos esprits se sont accordés, ce qui a conduit à ces collaborations. J’ai travaillé avec des arrangeurs de plusieurs pays dont ceux du Burkina Faso.

 

Vivez-vous de votre art ?

(Il éclate de rire) … Mon art me nourrit mais au-delà de la musique, je suis un entrepreneur dans le BTP, l’énergie solaire et les équipements d’ingénierie.

 

Etant dans l’entrepreneuriat, comment arrivez-vous à gérer votre carrière musicale ?

Ce n’est souvent pas facile mais je tente de marcher avec des programmes prédéfinis qui me permettent d’être productif et efficace. C’est surtout une question d’organisation.

 

A quoi peut-on s’attendre à vos concerts des 12 et 19 mai prochains à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ?  

Des concerts comme j’en n’ai jamais fait. Mes précédents concerts ont beaucoup été appréciés, certains professionnels du show-biz les classent parmi les meilleurs du milieu du gospel du Burkina Faso. Cependant, ce qui vient les 12 et 19 mai sera d’une autre dimension. Ce sera un régal pour les yeux, un délice pour les oreilles et une puissance pour le cœur.

 

Quel est votre regard sur l’évolution de la musique burkinabè ?

Je vois beaucoup d’évolution, beaucoup d’ouverture d’esprit. Nos prédécesseurs ont réalisé un merveilleux travail et la génération présente va faire briller la musique burkinabè sur le toit du monde.

 

Peut-on savoir votre situation matrimoniale ?

Je suis marié et père d’un enfant.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

Avec plaisir. Je ne regrette aucunement cette mission à travers la musique. Au contraire, je trouve que c’est un privilège d’être un chantre du Roi des rois Jésus-Christ. Donc s’il a le privilège de recevoir cet appel de Dieu, j’en serai fier.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

Merci à Evasion pour ce clin d’œil sur ma carrière musicale.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

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