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ZAARA, ARTISTE CHANTEUSE: « J’ai rencontré des hommes du show-biz qui m’ont donné la force »

Auteure d’un album « Nekré » sorti en 2018 et de plusieurs singles à succès, Zaara, à l’état civil Azara Ouédraogo, est une jeune artiste chanteuse originaire de la localité de Kombissiri à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou. Fille d’une célèbre griotte, la musique dans l’âme, elle commence par la danse avant de se faire une place de choix dans la sphère musicale burkinabè.

A travers cette interview qu’elle a bien voulu nous accorder à quelques mois de la sortie de son nouvel album, l’artiste nous parle de son parcours, de sa passion, de son quotidien, aborde sans détour d’autres sujets et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt !

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Zaara : Je vais très bien.

 

Est-ce le fait d’être issue d’une famille de chansonniers qui a suscité en vous cette vocation de choisir la carrière musicale ?

 

Je suis une passionnée de la musique depuis le bas-âge. J’ai d’abord commencé par la danse traditionnelle et j’ai été plusieurs fois lauréate lors des concours artistiques à la Maison du peuple. Entre la danse et la chanson, il n’y a qu’un pas. Et il était temps pour moi de me lancer dans la musique.

 

Avez-vous donc rangé votre diplôme en hôtellerie-tourisme dans les valises ?

 

(Eclate de rire) … Le métier de l’hôtellerie est noble et n’est pas aussi loin de la culture. Etant là-bas, on rencontre beaucoup d’artistes. J’ai commencé la composition de mes premières chansons quand je travaillais à l’hôtel, et cela jusqu’à la finition de mon premier album avant de quitter le domaine de l’hôtellerie. C’est un métier qui est en moi et je ne peux pas dire que je l’ai abandonné définitivement.

 

Ce n’est toujours pas envident d’avoir l’aval des parents avant de se lancer dans la musique quand on est une fille en Afrique. Qu’en est-il pour votre cas ?

 

Dieu merci, je n’ai pas connu la réticence des parents à ce sujet. Ma mère est une griotte et quand je lui ai dit que j’entrais en studio, elle a dit que c’est mon réveil et m’a donnée ses bénédictions. Elle savait que j’allais prendre la relève. Ce qui justifie mon album « Nekré » qui signifie réveil en mooré.

 

Peut-on donc dire que ce premier album « Nekré » sorti en 2018 est une prémonition ?

 

Oui bien-sûr. Il peut être considéré comme de la prémonition, ma mère savait que cela arriverait un jour, c’est-à-dire ma carrière musicale. Toute chose arrive en son temps, il suffit d’y croire. Le temps de Dieu est toujours le meilleur.

Quels sont les thèmes que vous abordez généralement dans vos chansons ?

 

Par exemple dans « Kandum », je parle d’amour ; il y a des chansons où je parle des belles-mères, de l’espoir. Je parle des faits de notre monde contemporain et je rends également un hommage à nos vaillants FDS.

 

Quelle est la particularité de votre tout nouveau single ?

 

Ce nouveau single « Gnou massa » annonce les couleurs du prochain album qui sortira très bientôt. Ce single parle des problèmes de la vie, quels que soient les problèmes, marchons tout en gardant espoir en un lendemain meilleur. Il est particulier de par la musicalité, en plus du tradimoderne où l’on me reconnaît ; il y a la fusion d’autres sonorités.

 

Pouvez-vous nous parler de ce prochain album ?

 

C’est un album de douze titres très riche et varié qui sortira en novembre prochain. Il y aura plusieurs styles de musique et chaque mélomane trouvera son compte. Il y a également des collaborations avec d’autres artistes, mais pour l’instant, je préfère taire les noms ; vous serez informés au moment opportun.

 

Qu’est-ce qui justifie votre style vestimentaire qui s’identifie à un soldat ?

 

J’ai opté pour ce style parce que je suis FDS dans le cœur et je porte la tenue militaire pour dire que je suis avec ceux qui sont sur le théâtre des opérations.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

Moi je vis très bien de ma musique parce que Dieu m’a ouvert les portes. A mes débuts, j’ai rencontré des hommes du show-biz qui m’ont donné la force, et je dis merci à tous ceux qui m’ont aidée et qui ont cru en moi.

 

Vous êtes beaucoup sollicitée sur des plateaux de festivals, tant au Burkina qu’en dehors de nos frontières. Quel est votre secret ?

 

Il ne faut pas tout voir en  termes d’argent. Quand on vient nouvellement dans la musique, il faut se dire que ce n’est pas partout que l’on doit avoir forcément de l’argent. Il y a des sacrifices à faire. La plupart de mes spectacles, c’est par relations. Donc le secret c’est l’humilité.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

 

Je leur dis mille fois merci d’avoir cru en moi. Je dis merci au plus grand promoteur du Burkina dont je vais taire le nom ; il m’a toujours soutenue.

 

Quel est votre quotidien ?

 

Le matin, je fais une prière pour dire merci à Dieu pour le réveil. Je m’occupe de la petite famille et ensuite, je gère mon programme du jour qui varie souvent. Il y a les répétitions, les interviews, la signature de contrats et des rencontres avec des amis.

 

Peut-on savoir votre situation matrimoniale ?

 

De la manière dont je brille, vous-même vous savez que mon cœur est pris.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

 

Je serais prête à l’accompagner et à l’aider. C’est mon souhait.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

 

Je dis merci à vos nombreux lecteurs et à tous ceux qui soutiennent les artistes. Restons dans la prière afin que notre pays puisse retrouver la stabilité.

 

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

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