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KORARISS, ARTISTE- CHANTEUSE: « Il y a de la qualité dans les œuvres que les artistes produisent aux mélomanes »

Korariss est une artiste musicienne burkinabè résidant en France depuis près de deux décennies. Originaire de la province du Nahouri, l’auteure de la célèbre chanson « Banta » est au bercail. A quelques heures de son retour en Europe, l’artiste qui a une discographie bien fournie nous parle à travers cette interview. L’artiste revient sur sa présence à Ouagadougou, de son évènementiel qui est la Nuit de l’Orphelin, jette un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè et aborde sans détour d’autres sujets. Lisez plutôt.

Evasion : Comment allez-vous ?

Korariss : Je vais super bien.

 

Peut-on savoir le but de votre séjour au Burkina Faso ?

(Elle éclate de rire) … Mais je suis chez moi au pays. Je suis là, c’était pour l’organisation de la Nuit de l’Orphelin que j’ai initié à travers mon association dénommée Enfants des Villages du Faso. Et cette année, c’était la troisième édition qui a eu lieu le 25 mai dernier au SIAO.

 

Quel est l’objectif de la Nuit de l’Orphelin ?

C’est une soirée gala au cours de laquelle nous collectons des fonds au profit des enfants orphelins du Burkina Faso. Nous le faisons également en France pour ces mêmes enfants orphelins du Burkina.

 

Le fait d’être dans l’humanitaire veut-il dire que vous êtes nantie ?

Non, tout sauf ça. Quand on a au moins trois repas par jour, il faut avoir un bon cœur pour penser à ceux qui souffrent. Je suis née dans un milieu où nous avons la culture du partage.

 

Et quel bilan faites-vous de ces activités ?

C’est satisfaisant, le fait de donner le sourire à un enfant, cela n’a pas de prix. Et je dis merci à tous ceux qui me soutiennent dans ce projet.

 

Quelle est votre actualité musicale ?

Je suis toujours sur les scènes. Je tourne beaucoup en Europe. En attendant le prochain album, j’ai réalisé un single avec Raaldy du groupe Player’z.

 

Quel est votre regard sur l’évolution de la musique burkinabè ?

Elle évolue bien, il y a de la qualité dans les œuvres que les artistes proposent aux mélomanes. Et on voit certains artistes qui se produisent dans des stades. Cela est à saluer.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

Je leur fais un coucou, merci pour leurs soutiens multiples et multiformes. Ils représentent ma source d’inspiration.

 

Etes-vous satisfaite du bilan de votre carrière musicale ?

C’est une véritable satisfaction. Durant mon parcours, il y a eu des moments de collaboration avec des vedettes d’autres pays, j’ai partagé des scènes avec des artistes d’autres continents. C’est une belle expérience.

 

Vivez-vous de votre art ?

Je vis de mon art et la musique nourrit mon âme.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

Je crois qu’il faut souvent accompagner les enfants dans leur choix. Il suffit de les encadrer, de leur prodiguer des conseils. Mais les études d’abord, après les diplômes, il pourra vivre sa passion.

 

Quel est votre mot de la fin ?

Je dis merci au magazine Evasion qui a toujours été à mes côtés depuis le début de ma carrière. Je souhaite vivement que la paix revienne au Burkina Faso. A tous mes fans, je reviens très bientôt avec une grosse surprise.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

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