Lire le Magazine

VIE DE COUPLE: 6 raisons de faire chambre à part, selon une psy

Chaleurs, ronflements, insomnie… Il y a mille et une raisons de faire chambre à part. Et si comme 10% des Français déjà, vous testiez le « divorce du sommeil » ? Vous pourriez être étonné des bienfaits qu’il y a à dormir séparément. Explications avec Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne. 1/6

 

Les ronflements

 

Les ronflements sont l’une des principales sources de tensions la nuit au sein des couples. Selon un sondage de l’Ifop, 44% des Français vivant en couple ont déjà eu une dispute à cause des ronflements. Votre compagnon ronfle, prend toute la couette ou est une véritable bouillotte humaine l’été ? Dormir à deux n’est pas toujours reposant et malheureusement un manque de sommeil peut affecter votre santé mentale et physique : fatigue, mauvaise humeur, prise de poids, système immunitaire fragilisé… Et cela peut aussi porter à mal votre relation amoureuse ! Il serait peut- être temps d’essayer de faire chambre à part pour rattraper sa dette de sommeil.

Une pratique plus courante qu’il n’y paraît puisque selon un sondage de l’Ifop, 10% des Français vivant en couple dorment séparément. Une habitude plus répandue chez les couples plus âgés pour qui la qualité du sommeil devient une priorité (21% des personnes faisant chambre à part ont plus de 65 ans contre moins d’1% chez les plus jeunes). On remarque également que parmi les adeptes de cette pratique, 18% d’entre eux s’étaient séparés à cause de problèmes de sommeil justement.

La psychologue Johanna Rozenblum explique les raisons derrière la décision de faire chambre à part : « Dormir ensemble n’est pas confortable pour tous les couples, et les raisons sont très personnelles. Des horaires décalées, le besoin d’avoir du temps de repos seul.e, la nécessité de se séparer un temps pour mieux se retrouver… Le fait de dormir ensemble est une convenance sociale, mais pas une nécessité. » En effet, le symbole du lit conjugal est encore bien ancré dans les esprits et faire chambre à part serait synonyme de problèmes dans le couple. Or, dormir séparément peut au contraire s’avérer bénéfique pour la relation, à condition d’éviter certaines erreurs.

 

3 conseils avant de se lancer dans le « divorce du sommeil »

 

Tout d’abord, cela doit être une décision mutuelle. Si le changement peut être initié pour l’un des partenaires, l’autre doit aussi y trouver des avantages car « si le souhait n’est pas partagé, le risque est que le couple se délie, entraînant une forme de fracture dans l’intimité qu’elle soit sexuelle ou affective », indique la psychologue. L’important est de bien se questionner en amont et de réfléchir aux motivations derrière cette initiative. « Je pense qu’il faut pouvoir échanger librement à ce sujet pour que personne ne se sente délaissé ou rejeté. Si le besoin de faire chambre à part est partagé, alors tout est simple. En revanche, si le besoin est vécu comme un échec pour l’un des membres du couple, il pourra être source de conflit ou d’incompréhension. »

 

Commencer par une phase d’essai : essayez quelques jours et observez les effets après quelques nuits séparées. Vous sentez-vous plus reposé ? Ressentez-vous une certaine excitation à l’idée de partager un moment intime avec votre partenaire ? Ou au contraire l’expérience est source d’anxiété ? Ecoutez vos besoins et ceux de votre conjoint. Si l’expérience est positive, pourquoi ne pas essayer un mois.

 

Faire de la place pour des moments à deux : le risque avec le fait de dormir séparément est que le couple s’éloigne. « Être ensemble la nuit c’est aussi l’occasion de se confier, d’échanger sur la journée, la famille », rappelle Johanna Rozenblum. Pour compenser, il faut donc se créer du temps pour des moments de complicités. Si ce n’est pas possible, peut-être que cette solution ne convient pas à votre couple.

 

S’approprier cette habitude : il n’y a pas de règles ! Faire chambre à part peut être une solution de courte durée (conjoint malade, canicule) comme pour le long terme en cas de troubles du sommeil chroniques par exemple. Chacun peut avoir sa chambre ou uniquement un lit d’appoint. Et puis ce n’est pas tout ou rien : vous pouvez faire une nuit sur deux, ou dormir séparément en semaine pour mieux se retrouver le week-end… Tout dépend des besoins de votre couple.

 

Qu’en est-il des relations intimes ?

 

Ne plus partager le même lit tous les soirs peut inquiéter les couples quant à leur vie sexuelle. Cependant, cela peut permettre de créer du manque, de laisser la place à l’imagination. Et la séparation physique peut aussi faire augmenter le désir envers son partenaire et être propice à plus de spontanéité. On peut se surprendre au réveil ou, tel des jeunes amoureux, se faufiler dans la chambre de l’autre certains soirs.

 

Pour de nombreuses relations, dormir séparément pourrait mettre moins de pression sur les relations intimes, en particulier pour les femmes. De plus, selon une récente étude, mieux dormir améliore la sexualité des femmes. Une autre étude, publiée dans le Journal of Sex Medicine s’est intéressée aux effets du manque de sommeil sur la libido féminine. Les chercheurs ont observé que les femmes avaient plus de désir sexuel après une bonne nuit de sommeil. Ainsi, 1h de sommeil en plus augmenterait de 14% les chances de faire l’amour le lendemain. A l’inverse, la fatigue et le manque de sommeil font baisser la libido. Mais il n’y pas que le sommeil pour booster la libido bien qu’il joue un rôle important.

Mais, « si dormir séparément est pour certains un moyen de préserver la séduction et le désir, pour d’autres, ce sera tout l’inverse, une forme de mise à distance », met en garde l’experte. En cas de troubles sous-jacents autre que le sommeil, il est important de communiquer avec son partenaire pour identifier les causes du problème.

 

Merci à Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne à Paris

Articles similaires

SEXO: Les positions qui rendent fou votre homme

Evasion Magazine

AMOUR ET SEXO: Les 3 conditions pour gérer une relation à distance

Evasion Magazine

SANTE: La seule chose à éviter pour échapper au diabète de type 2

Evasion Magazine

laisser un Commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.