Au fil des semaines

ORGANISATION DE LA SNC: C’est le Burkina qui gagne !

Tel un roseau, le Burkina Faso plie mais ne rompt pas. C’est le moins que l’on puisse dire. En effet, après le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) tenus respectivement en fin janvier et en fin février derniers, le pays vient de réussir avec brio, l’organisation de la Semaine nationale de la culture (SNC) dont les lampions se sont éteints le week-end écoulé à Bobo-Dioulasso. Pendant donc une semaine, la culture burkinabè était à l’honneur, magnifiée qu’elle était par des artistes, artisans et exposants venus des quatre coins du pays. C’est le Burkina Faso qui gagne ; lui que d’aucuns présentent comme un carrefour culturel où se côtoient, dans une parfaite harmonie, plusieurs communautés que l’ennemi tente aujourd’hui de dresser les unes contre les autres. Cela dit, il faut rendre hommage aux autorités burkinabè qui, conscientes, qu’un peuple sans culture, est « un peuple sans âme », ont toujours mis un point d’honneur à valoriser notre culture. Mieux, dans ce contexte d’insécurité liée au terrorisme, elles en ont fait un levier important dans la promotion de la paix et du vivre-ensemble plus que jamais menacés dans notre pays. Il faut  se féliciter de la tenue de la SNC qui s’est achevée sur une note de satisfaction. Car, aucun incident sécuritaire n’a été enregistré dans son sillage. Toute chose qui n’était pas gagnée d’avance dans un pays où chaque jour qui passe, apporte son lot de morts suite à des violences liées au terrorisme.

 

Si ce n’est pas la preuve d’une résilience, cela y ressemble fort

 

C’est pourquoi il faut, avant tout, rendre un hommage appuyé au Comité d’organisation, notamment les Forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont veillé au grain pour que la fête soit belle. Elles méritent d’autant plus des lauriers qu’elles  n’ont ménagé aucun effort pour que se déroulent sans couac ni anicroche le SIAO et le FESPACO. C’est la preuve que le Burkina Faso, contrairement à ce que pense une certaine opinion, est un pays fréquentable. Certes, le pays vit des moments difficiles, mais cela ne fait pas de lui un pandémonium. A ce sujet, il faut, soit dit en passant, rendre hommage à tous les amis du Burkina qui, en dépit de la tourmente, n’ont pas abandonné le pays. Bien au contraire, ils sont restés à ses côtés et lui apportent autant qu’ils le peuvent, leur soutien. Quant à ceux qui sont partis, on espère que l’évolution de la situation pourra contribuer à les rassurer. En témoigne l’organisation avec succès de ces grands événements dont certains ont une envergure internationale. Si ce n’est pas la preuve d’une résilience, cela y ressemble fort. Car, ç’eût été une victoire pour les groupes armés terroristes si les autorités de la transition avaient courbé l’échine en annonçant l’annulation du SIAO, du FESPACO et de la SNC. Heureusement, on n’en est pas là. Et c’est la preuve que le Burkina dont les Cassandre avaient annoncé l’effondrement, tient toujours debout.

 

P.K

Articles similaires

SECTEUR DE L’ARTISANAT MINIER AU BURKINA: De la nécessité d’y mettre de l’ordre

Evasion Magazine

DRAMES LIES AUX CONFLITS COMMUNAUTAIRES : Sanctionner les auteurs pour l’exemple

Evasion Magazine

CRISE ALIMENTAIRE AU BURKINA: Aller au-delà des mesures conjoncturelles

Evasion Magazine

laisser un Commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.