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MYNIELLE, ARTISTE- MUSICIENNE: « Le show-biz est difficile »

Mynielle, à l’état civil Haoua Ouédraogo, est native de Ouagadougou et passionnée de musique depuis la tendre enfance. Elle est issue d’une famille de chansonniers et stylistes de formation, et la musique prendra le dessus. Et c’est en 2013 qu’elle concrétise son rêve d’enfance par la réalisation de son premier album « Ya noogo », et des singles ont suivi.

En janvier 2021, l’artiste se retrouve sous les feux des projecteurs avec son second opus « Lagmtaaba » qui connait un franc succès. Les scènes au national et sous-régional s’enchaînent et elle devient, en quelques mois, la nouvelle coqueluche de la musique burkinabè parmi la gent féminine, à travers son style tradimoderne propre à elle.

A travers cette interview exclusive qu’elle a bien voulu nous accorder via WhatsApp, Mynielle nous parle de l’objet de son séjour actuel en Côte d’Ivoire, dresse le bilan de sa jeune carrière en affirmant que le show-biz est difficile. Elle  jette également un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè, aborde sans détour d’autres sujets croustillants et lève le voile sur son prochain album. Lisez plutôt.

 

Evasion : comment allez-vous ?

Mynielle : Je vais super bien.

 

D’où vient cette passion pour la musique ?

J’ai aimé la musique depuis toute petite. Mes arrières grands-parents étaient des chansonniers et je pense que j’ai hérité d’eux. Malheureusement, ils n’ont pas vécu longtemps et c’est l’occasion pour moi de profiter de cette interview pour leur rendre un vibrant hommage.

 

Vous êtes actuellement en Côte d’Ivoire ; quel est l’objet de votre présence sur les bords de la lagune Ebrié ?

J’y suis actuellement en tant qu’artiste invitée au festival Ayokah de Grand Zatry. Il y a plusieurs artistes de divers horizons qui sont là et la fête se passe bien. Ce sera également une occasion pour moi de nouer de nouveaux contacts et de conquérir de nouveaux fans en terre ivoirienne.

 

Et à quand le retour au bercail ?

C’est pour bientôt, mais je vais prolonger mon séjour juste un tout petit peu pour ficeler de nouveaux projets et faire plaisir aux mélomanes burkinabè, une fois que je serai de retour à Ouagadougou.

 

Quel bilan faites-vous de votre jeune carrière ?

Pour cette jeune carrière, il y a déjà deux albums et le prochain est en cours. C’est aussi la somme de plusieurs concerts tant au Burkina Faso qu’en dehors de nos frontières. Je pourrai dire que ça commence bien, il y a de la satisfaction.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

Je leur dis merci pour le soutien et la confiance depuis le début de ma carrière. Je suis en train de travailler pour leur réserver une surprise agréable de taille. Encore merci à eux, je leur dis que je les aime.

 

Votre deuxième album « Lagmtaaba » vous a véritablement révélée au grand public. A quand le prochain opus ?

Je ne voudrais pas me prononcer sur une date de sortie du prochain album ; ce que je peux dire, c’est que je suis actuellement en studio pour sa réalisation. Je prendrai le temps qu’il faut pour sa conception car il sera très différent des précédentes productions, tout en restant dans mon style tradimoderne, mais revu et corrigé au goût du jour.

 

Allez-vous profiter de votre séjour pour des feats avec des artistes Ivoiriens ?

(Eclat de rire) …  Ça sera une surprise.

 

Quel est votre regard sur l’évolution de la musique burkinabè ?

Elle évolue très positivement. Et j’ai vu que le Ministre de la Culture était récemment au CENASA avec les artistes pour un colloque sur la musique. Toutes ces actions vont encore booster notre musique et nos créations.

 

Quels sont vos grands projets ?

L’un de mes grands projets est le troisième album que je prépare. Ensuite, nous envisageons un concert live, suivra une tournée nationale et dans d’autres pays pour la conquête du marché international. En tout cas, ce sont ces projets qui me tiennent vraiment à cœur.

 

Quelle est la difficulté majeure d’une artiste comme vous ?

Le show-biz en lui-même est difficile. Moi je suis en autoproduction et quand il n’y a pas de soutien de part et d’autre, c’est vraiment difficile.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

Ce serait avec plaisir et je l’encouragerais. Tout ce que je peux faire pour le soutenir, je le ferai. Moi quand je voulais commencer la musique, ça n’a pas été du tout facile, il y avait la réticence de certains proches.

 

Quel est votre mot de la fin ?

Je dis merci à « Evasion », à toute votre rédaction et au premier responsable. Merci à tous mes fans et à bientôt avec de belles surprises.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

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