Ma préférence à moi

KAYAH BU, ARTISTE CHANTEUR BURKINABE VIVANT AU GHANA: « Je déplore le fait qu’on ne s’intéresse pas aussi à notre culture »

Kayah Bu, de son vrai nom Kayah Joseph, est un artiste musicien originaire d’une famille où la musique  est une véritable  tradition. Son nom d’artiste signifie littéralement « l’enfant  de Kayah », en hommage à son père, Kayah, musicien reconnu au Burkina  Faso et dans le Nord du Ghana, célèbre pour son talent avec les instruments traditionnels tels que la calebasse.

Le parcours de son père reste une source d’inspiration majeure. En plus de son talent exceptionnel, il a reçu un don mystique ancestral. Selon la tradition, les ancêtres l’ont attiré à la rivière du village, où il est resté durant sept jours. Cette expérience  spirituelle n’était pas une épreuve, mais une bénédiction destinée à renforcer son aura et à donner à sa musique  une puissance et une profondeur uniques. Très jeune, Kayah Joseph a suivi son père de village en village, s’imprégnant de son art et de son charisme.  Ce parcours l’a façonné et lui a permis de développer, dès l’enfance,  une passion  profonde pour la musique.  Décidé à tracer sa propre voie, il s’installe à Accra, au Ghana, où il commence officiellement sa carrière musicale  en 2010/2011.En 2011, il sort son premier album « Nisono », un projet salué aussi bien au Burkina  Faso que dans le Nord du Ghana et au Nigeria. Cet album marque les esprits notamment grâce à sa collaboration avec le regretté Tony Harmony, l’un des plus grands musiciens de sa génération, mais aussi à travers des titres comme « Kasina Bukwa » (feat. Miceal Adangba) ou encore « Osinpia » (feat. Richie Richa). Le succès de ce projet, lui vaut une belle reconnaissance auprès du public. Fort de cet élan, il revient avec un second album intitulé « Amameree », où figurent des collaborations marquantes avec des artistes  de renom tels que King Ayisoba  et Sherifa Gunu. Cet opus renforce  sa notoriété et confirme son statut d’artiste accompli. Depuis, Kayah Bu a enchaîné plusieurs titres, parmi lesquels  « Lordina »,  « Baba God » et « Sabu », qui ont trouvé un écho favorable  auprès des mélomanes. Issu d’une lignée d’artistes, Kayah Bu perpétue l’héritage familial,  tout en apportant sa touche personnelle. Surnommé  aujourd’hui “le Maître Crocodile” ou “l’Homme Crocodile”, il puise cette identité  de ses liens avec les populations de Paga, réputées pour leur appartenance à la famille des crocodiles, symbole  de force et de communauté. Artiste  charismatique et passionné, il a déjà partagé sa musique  sur différentes scènes au Burkina  Faso, au Ghana et au Nigeria, toujours avec la même énergie et la même authenticité. Fier de ses racines, Kayah Joseph alias Kayah Bu considère le Burkina Faso comme sa maison et rend hommage à son père, dont il a hérité non seulement  du talent, mais aussi de la rigueur, de la sagesse et ce don mystique transmis par les ancêtres.

1- Votre nom à l’état civil ?

Joseph Kayah.

 

2- Votre situation matrimoniale ?

Marié père de 3 enfants.

 

3 – Vos date et lieu de naissance ?

Le 10 octobre 1980 à Koumassi (Ghana).

 

4 – Votre acteur ou actrice préféré ?

Mijad Michel (Ghana).

 

5 – Votre dernier concert ?

Celui du 14 février 2026,  à Koumassi (Ghana).

 

6 – Votre plat préféré ?

Tô Kasséna.

 

7-Etes-vous collectionneur ?

Oui,  d’objets d’art.

 

8 – Avec quelle personne célèbre aimeriez-vous discuter un quart d’heure ?

Bill Aka Kora (Burkina Faso).

 

9- Que faites-vous comme activité en dehors de la musique ?

Je suis électricien.

 

10- Votre personnage politique préféré ?

Le 1er président ghanéen Kwame Nkrumah.

 

11 – Votre sport préféré ?

Le football.

 

12 – Faites-vous de la politique ?

Non, je ne fais pas de la politique.

 

13- Votre idée du bonheur ?

C’est aimer son prochain comme soi même.

 

14- Votre idée du malheur ?

C’est le fait de ne pas pouvoir atteindre ses objectifs.

 

15- Votre plus grand souvenir ?

C’est la sortie de mon premier album 2011.

 

16- Votre pire souvenir ?

Le jour du décès de mon père.

 

17- Le trait de votre caractère que vous déplorez particulièrement ?

Trop humble.

 

18- Le trait de caractère que vous déplorez particulièrement chez les autres ?

La haine.

 

19- Votre voyage mémorable ?

C’était la première fois de venir au Burkina Faso.

 

20- Votre plus grand regret ?

Je déplore le fait qu’on ne s’intéresse pas aussi à notre culture qu’à celle des autres pays.

 

21- Quel métier auriez-vous aimé exercer ?

Etre capitaine de l’armée.

 

22- Votre occupation favorite ?

Aller au studio pour mes répétitions.

 

23- La qualité que vous appréciez le plus chez un être humain ?

L’honnêteté.

 

24- Votre idée du mariage ?

C’est une chose sacrée, il est obligatoire pour l’être humain, tout le monde doit traverser cette étape.

 

25- La femme idéale ?

La femme, c’est mon compagnon premier.

 

26- Etes-vous croyant et pratiquant ?

Je suis animiste.

 

27- Quelle année vous a  le plus porté chance ?

L’année 2026, car elle m’a ouvert beaucoup de portes et je rends grâce à Dieu.

 

Propos recueillis par Evariste Télesphore NIKIEMA

[email protected]

Tél.: (00226) 78 00 23 73

01 BP 4577 Ouagadougou 01 Burkina Faso

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