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AROUNA POWER, REGGAE MAKER, A SES FANS: « Je serai bientôt à Ouaga »

Artiste reggae maker burkinabè vivant en Guinée Equatoriale, il écume plusieurs scènes internationales grâce à sa musique teintée de sonorités traditionnelles. Arouna Power utilise ce style musical qui sert la bonne cause. Passionné de musique depuis la tendre enfance, il réalise son rêve avec la sortie de son premier opus « Unité » en septembre 2023 et enchaîne deux singles « Capitaine Traoré » et « Sen bing la yakda » en 2024.

A travers cette interview exclusive qu’il a bien voulu nous accorder, l’artiste très coté au plan international, nous parle de son tout nouvel album « La vie », de ses projets, de son quotidien, jette un regard critique sur le reggae actuel, aborde sans détour d’autres sujets croustillants et dit ce qu’il pense du 11 mai marquant la date anniversaire du décès de Bob Marley. Lisez plutôt !

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Arouna Power : Je vais bien.

 

D’où vient cette passion pour la musique ?

 

Au départ, j’ai été mélomane, j’ai aimé beaucoup d’artistes burkinabè et d’ailleurs. Au fil du temps, le reggae a conquis mon cœur. C’est de là que je me suis dit, pourquoi ne pas essayer de chanter.

 

Qu’est ce qui justifie votre choix pour le reggae ?

 

Le reggae est la musique des sans voix. Elle critique, dénonce mais propose aussi des alternatives. C’est une manière pour le peuple de s’exprimer à travers nos chansons car nous vivons ensemble les réalités au quotidien.

 

Pourquoi avoir choisi de vous installer en Guinée Equatoriale ?

 

J’ai été contacté par une société grâce à mon père qui y était déjà installé. Au fait, c’est pour des raisons professionnelles. Mais je dirai que c’est aussi une grâce pour ma carrière musicale car je tourne beaucoup à travers plusieurs pays et c’est le drapeau burkinabè qui flotte dans ces pays où je joue.

 

Vous avez commencé à tourner au plan international avec votre premier album « Unité »; peut-on dire que c’est une chance ou un défi ?

 

Je dirai d’abord que c’est une chance. J’ai rencontré les personnes qu’il faut au bon moment et au bon endroit. C’est aussi un défi d’aller encore plus loin, à la conquête du monde, tout en cherchant également à mieux me faire connaître chez moi au Burkina.

 

Pouvez-vous nous parler de « La vie » qui est votre dernier opus en date sur le marché discographique ?

 

C’est un album de douze titres en mission qui nourrit l’ambition de travailler au silence des armes afin de meubler les cœurs d’amour. Le monde ne connaîtra aucun bel avenir sans la paix. L’œuvre a une coloration reggae avec une fusion des rythmes traditionnels et modernes. Je jette un regard aussi sur la rumba, le warba, ce qui donne une connotation variée à l’opus. Mais nous avons besoin de vous pour sa promotion afin de mieux avancer.

 

Pensez-vous que le reggae se porte bien de nos jours ?

 

C’est une question tellement complexe qu’il est difficile de se situer. Je peux dire qu’il tient la route, même s’il ne l’est plus comme à une certaine époque.

 

Vos fans pensent vous voir au Marley d’Or ; pourquoi cela traîne-t-il ?

 

Dans ce domaine, on a besoin de soutien et je pense que cela va se faire très bientôt. Je dis à mes fans que je serai bientôt à Ouagadougou.

 

Quels sont vos projets ?

 

Ce sont d’autres projets en dehors de ma carrière musicale. J’ambitionne ouvrir un centre pour des orphelins. Ils pourraient y apprendre des métiers de leur choix.

 

A quand le retour au Burkina Faso pour un grand concert ?

 

Je suis en train de travailler dans ce sens. Et quand le moment attendu arrivera, vous le saurez, vous allez même le sentir.

 

Qu’avez-vous à dire à vos fans ?

 

A mes fans, je demande de continuer de me soutenir car le meilleur reste à venir.

 

Quel est votre quotidien ?

 

La journée, je suis au boulot, et les soirs sont consacrés à la musique. Il y a les répétitions, les résidences de créations et les concerts et tournées.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

(Eclats de rire) … Je peux dire qu’actuellement, c’est moi qui nourris l’art.

 

Que feriez-vous si l’un de vos enfants décidait de suivre vos pas dans la musique ?

 

Bien avant que je ne chante, l’un de mes fils m’avait demandé de lui acheter des instruments de musique ; c’était en 2019. Donc leur destin dépend de Dieu.

 

Le 11 mai 2026 marque le 45e anniversaire du décès de Bob Marley. Que représente cette date pour vous ?

 

C’est un moment de recueillement et d’hommage à un visionnaire.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

 

Merci à Evasion. Que la paix revienne au Faso et partout dans le monde.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

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